“Inchydoney Memories” élevage de lévriers Greyhounds en Bourgogne
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La poursuite à vue sur leurre - PVL

Greyhounds, poursuite à vue sur leurre, ENE CAGF 2009, Lus-la-Croix-Haute

La poursuite à vue sur leurre est aux courses de lévriers ce que le cross country est au hippisme. Disputées sur terrain naturel, ces épreuves de demi-fond privilégient les aptitudes naturelles des lévriers : la poursuite à vue.

La poursuite à vue a le même âge que les lévriers. Dès l’Antiquité, le traité de chasse de Flavius Arrien jetait les premières bases de l’activité. En effet, avant d’être des chiens de course, les lévriers furent d’abord des chiens de chasse extrêmement performants.

De nos jours, lièvres, garennes ou chevreuils n’ont plus rien à craindre de nos Greyhounds : depuis 1844, les lévriers et leurs apparentés (chiens primitifs de type graïoïde, bâtards de lévriers...) sont interdits de chasser. La PVL moderne se pratique en terrain naturel, les lévriers poursuivant un leurre artificiel mû par un système de câbles et poulies au sol, simulant le comportement erratique d’un gibier devant un prédateur. Les lévriers, emmenés par paire, doivent alors démontrer leurs capacités à coopérer pour fatiguer leur proie et la mettre à mort.

Une activité très réglementée

Notre étalon, Ethna du Domaine de Pharamond, à l’entraînement

En France, la PVL est le second volet du championnat de travail des lévriers (avec les courses sur piste : ENC - épreuve nationale sur cynodrome). Le lévrier doit répondre à plusieurs critères avant de pouvoir courir officiellement :

  1. être inscrit définitivement au LOF (c’est-à-dire, confirmé et avoir son pédigrée définitif) ;
  2. posséder un carnet de travail (sur demande à la Société centrale canine) ;
  3. être titulaire de son brevet de poursuite à vue (délivré par l’expert qualificateur d’un club de travail agréé par la Commission nationale d’utilisation des lévriers) ;
  4. avoir une licence de course valide attestant de l’absence de suspension due à un comportement non conforme en course ;
  5. avoir obtenu au moins un qualificatif “très bon” en exposition canine nationale.

Les épreuves sont organisées par un club agréé par la CNUL. Les lévriers courent par paire, selon leur race et leur sexe. Le parcours des grande races mesure en moyenne entre 700 et 1.100 mètres. Un premier galop, le matin, permet au juge de réaliser un premier pointage sur les lévriers qui courent en général selon l’ordre du catalogue, par race et par sexe.

La seconde manche a lieu dans l’après-midi, après un repos récupérateur. Elle mettra en compétition les paires les plus homogènes, toujours par race et par sexe.

Le juge évalue les lévriers sur cinq critères

  1. la vitesse sur l’ensemble du parcours, où le juge distingue puissance et accélérations,
  2. l’adresse, ou le comportement du lévrier par rapport au tracé du leurre. Le chien doit savoir se balancer dans les courves, trouver les bons appuis, se mettre en position en anticipant les mouvements du leurre,
  3. l’ardeur, ou le comportement du lévrier par rapport au gibier. Le juge est sensible à la hargne et à la fougue du lévrier pour capturer sa proie,
  4. la résistance est la continuité de la vitesse. Sur le dernier tiers du parcours, le lévrier doit montrer qu’il dispose de réserves suffisantes,
  5. la capture : le leurre, en décélération progressive, est capturé en mouvement par le lévrier.
Les juges attribuent des points selon les aptitudes des chiens.

La sécurité des lévriers avant tout !

Airy Elf’s Made for Love à l’entraînement. Photo : Marie-Lise Robert

La priorité des propriétaires, des clubs de travail, des juges, est la sécurité des chiens. Le principal souci de l’équipe technique est de monter un parcours qui permette aux lévriers d’exprimer toutes leurs qualités sans risquer de se blesser. Le conducteur technique veille à construire un tracé où les obstacles (arbres, poteaux, clotures...) ne soient pas trop proches des trajectoires.

Le juge peut d’ailleurs demander la modification d’un parcours, s’il l’estime mal adapté. Dans l’absolu, tous les juges doivent être capables de leurrer ou de monter un parcours afin de décoder ce qu’il voit en course. Le juge n’évalue pas un chien, mais l’ensemble de l’équipage au travail.

Le conducteur technique porte une immense responsabilité : ne pas favoriser un lévrier au détriment de l’autre et veiller à la sécurité de l’équipage en imprimant au leurre une vitesse et une fluidité adaptées. Posté en hauteur pour visualiser l’ensemble du parcours et la progression des lévriers, il est extrêmement concentré. Il règle la vitesse du leurre en fonction des chiens, ni trop près, ni trop loin. Et si un des lévriers montre des signes de faiblesse, il essaie de le remotiver pour le remettre en course et de regrouper ainsi l’équipage.

Greyhound en PVL, ENE CAGF 2009, Lus-la-Croix-Haute

La plupart des lévriers apprécient beaucoup la PVL. Cela les délasse et les défoule. Rien de plus normal, l’exercice répond à leurs aptitudes naturelles orginelles de chasseurs à vue. Ils sont beaucoup plus détendus et stables après avoir couru, même après un simple entraînement.

N’hésitez pas à vous mettre en rapport avec un club de travail agréé. La Commission nationale d’utilisation des lévriers publie sur son site internet la liste des différents clubs avec leur zone géographique d’influence

Le Greyhound...

Puissance, élégance, noblesse, loyauté... Un grand lévrier qui sait se faire discret. Un athlète calme et facile à vivre... Un compagnon fidèle, pour la VIE !

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Nathalie CLOUX

1, rue des Pierreries

89500 Marsangy

 

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si parla anche un po l’italiano

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